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Politique

Les deux auteurs, l'un directeur général d'une mutuelle, l'autre professeur de médecine et député, signent ici leur deuxième ouvrage commun. Le premier, paru en 2006, portait sur la fin de vie.
Celui-ci est presque un guide pratique : il passe en revue les droits de l'enfant et de la famille, les différentes formes de filiation… Il traite de différentes questions telles que la maltraitance sous toutes ses formes et les réponses légales qui peuvent y être apportées. Il étudie le rapport L'enfant d'abord publié en janvier 2006 au nom de la mission d'information sur la famille et les droits des enfants de l'Assemblée nationale et, en annexe, donne à lire la Déclaration des droits de l'enfant des Nations unies de 1959 ainsi que la Convention internationale des droits de l'enfant de l'ONU de 1989, avec les réserves qui y ont été données par la République française (réserves portant sur l'interprétation qui peut être données de certains articles quant à l'avortement, le droit des minorités ethniques ainsi que la justice des mineurs). Notons que – on ne s'y attendait pas dans ce type d'ouvrage – une chanson d'un artiste de Slam (du Rap beau texte selon un connaisseur), Grand Corps Malade, est cité dans le passage concernant l'enfant handicapé.
La thèse central du livre, qui bénéficie d'une préface de Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, est que " tout enfant a droit à une famille et à grandir en confiance et sans danger au sein de cette famille qui constitue un repère fondamental.[…] Quelle que soit les mutations de cette famille ".

L'enfant et ses droits au cœur de la famille
Christian Germain et Olivier Jardé, Editions Jean-Claude Gawsewitch, mars 2009

La Censure des bien-pensants

Emmanuelle Duverger, Robert Ménard, Albin Michel, janvier 2003

Les auteurs, un journaliste, fondateur de Reporters sans frontières, et une juriste à la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme, veulent défendre une liberté d'expression tous azimuts et dans tous les domaines. La seule limite à cette liberté serait, selon eux " l'appel explicite à la violence ".
Ils pointent au passage un certain nombre de faits de censure qui paraissent ridicules ou inefficaces. Ils défendent la liberté d'expression pour les révisionnistes, les pédophiles, la liberté d'informer sur les petits ou grands secrets de nos hommes politiques, etc..., la liberté absolue, ou presque, de la presse. On peut toutefois émettre quelques réserves sur le fond : le débat se situe, en fait, sur les sujets à censurer et non sur la censure elle même ; ce qui est d'ailleurs admis par les auteurs puisque exception ils prévoient. Quant à la notion " d'appel explicite à la violence ", elle peut paraître plutôt floue. Par exemple, pour pouvoir, matériellement, diffuser des images pédophiles, il a bien fallu, à un moment, faire violence à des enfants. Enfin, dans le domaine politique, les auteurs remarquent que les plus farouches partisans de la liberté d'expression se sont en général empressés d'oublier ces convictions lorsque, d'aventure, ils arrivaient au pouvoir.
A lire en gardant son esprit critique, donc.

Les Maîtres censeurs

Elisabeth Lévy, JC Lattès, mars 2002

Dénoncer la censure du " politiquement correct " serait-il à la mode ? Cet ouvrage, paru avant " la Censure des bien-pensants ", est un peu dans la même veine. L'auteur (l'auteuse ?), y dénonce ceux qui se drapent dans les bons sentiments pour, principalement, faire savoir qu'ils ont " résisté ", les professionnels de la liberté d'expression qui censurent ceux qui ne pensent pas vraiment comme eux, la critique d'art contemporaine qui dénie à tout art non " conforme " le droit même d'exister. Bref, Brassens le chantait déjà : " Les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux ".
Le tout est de bien comprendre que les braves gens, les bien-pensants, ne sont pas forcément là où l'on croit.

J. C.


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